Le Ministère des Modes tenait pour la deuxième année consécutive, son assemblée générale et, le thème retenu pour 2011, pour éviter l’encombrement ( peu adapté aux contraintes modernes) des robes à paniers et autres crinolines, était l’époque des tournures de 1870 à 1895.
C’est donc avec surprise que les passants vers la Gare St Lazare ont pu observer un cortège de tournures avec de nombreux chapeaux plus beaux les uns que les autres pour les dames et fracs, haut de forme et cannes pour les hommes

Crédit Photo Fenriss Asgard

Crédit Photo Fenriss Asgard
La journée débutait par un repas à la Brasserie Mollard, la célèbre brasserie dont le décors 1895 offrait un magnifique cadre pour nos costumes.

C’est une brasserie presque comme les autres, vu de l’extérieur le restaurant ressemble à ses confrères de la rue Saint-Lazare et pourtant derrière la lourde porte de l’établissement se cache un décors Art Nouveau d’une finesse rare. Le décors réalisé en 1895 par E.Niermans et l’essentiel a été préservé. … restauré en 1965 et classé aux Monument historiques depuis 1987.
Phénomène courant à cette époque, les brasseries, auparavant obscure et sans gaieté, deviennent de véritables joyaux architecturaux.

Ainsi, à une date où l’Art Nouveau n’existait à Paris que sous des formes modestes et encore très discrètes, Edouard Niermans proposa, dans le restaurant de la rue Saint-Lazare, une atmosphère festive, colorée, tout en lui gardant une certaine légèreté, sans les ornements plus lourds et plus ostentatoires qui allaient bientôt faire le succès d’établissements plus authentiquement Art Nouveau. Mais, grâce à ses panneaux de faïence, fabriqués dans une Lorraine déjà très en avance dans le domaine des arts décoratifs, nous y sommes assurés du style volontairement audacieux que l’architecte chercha à imposer, et dont le charme, plus d’un siècle plus tard, ne s’est pas émoussé. Il ne semble pas qu’on en ait conservé des dessins et les photographies d’époque sont fort rares. Mais sa date précoce en fait, très certainement, le plus ancien décor Art Nouveau conservé à Paris.

Le reste du restaurant, en marbres de couleur, bois de teck et bronze

Les mosaïques du plafond réalisées par H. Bichi en 1895
Mollard a ainsi retrouvé son cadre et son décor historique fait de tons vert d’eau, bleu roi, dorés, de marbres beiges et marrons sur les grandes colonnes et tout autour des mosaïques anciennes.

Les murs sont ornés de marbre et de mosaïques figuratives qui représentent des végétaux et des poissons, des cabochons de pâte de verre sont incrustés sur fond d’or, tels de véritables bijoux. Les panneaux de céramique de Sarreguemines y révèlent des bribes d’histoire du début du XXe siècle, ayant pour thème la vie autour de la gare Saint-Lazare, les liaisons ferroviaires vers Deauville, Saint-Germain-en-Laye,ville d’Avray ainsi que plus métaphoriquement, deux femmes en costume traditionnel représentant l’Alsace et la Lorraine, inévitables en ces années 1895.
Nous nous sommes donc retrouvés autour d’un excellent repas, et avons pu nous régaler des spécialités de Mollard…

Crédit Photo Fenriss Asgard

Crédit Photo Fenriss Asgard

Crédit Photo Fenriss Asgard
J’ai pu apprécier la finesse des plats proposés, qui fait honneur à la qualité des fruits de mer et poissons de la carte.
Puis le journée continuait par une visite de l’Opéra Garnier,

« Chef d’œuvre architectural connu dans le monde entier, le Palais Garnier est la treizième salle d’Opéra à Paris depuis la fondation de cette institution par Louis XIV en 1669. Sa construction fut décidée par Napoléon III dans le cadre des grands travaux de rénovation de la capitale menés à bien sur son ordre par le baron Haussmann. L’Opéra fut mis au concours et Charles Garnier remporta l’épreuve. Les travaux durèrent quinze ans, de 1860 à 1875, interrompus par de nombreuses péripéties. Le Palais Garnier fut inauguré le 5 janvier 1875. »

Crédit Photo Fenriss Asgard

Crédit Photo Fenriss Asgard

Crédit Photo Fenriss Asgard

Crédit Photo Fenriss Asgard
« La nef du grand escalier est un des lieux les plus célèbres du Palais Garnier. Bâtie en marbres de différentes couleurs, elle abrite les degrés de l’escalier à double révolution qui mène aux foyers et aux différents étages de la salle de spectacle.
Le grand escalier est lui aussi un théâtre, théâtre mondain où se croisait au temps des crinolines un public choisi. Le plafond peint évoque, sur ses quatre parties, différentes allégories de la musique. On remarque, en bas de l’escalier, les deux torchères en bronze, grandes figures de femmes tenant des bouquets de lumière. »
où tout le monde fut attentif aux explications de la guide,

Crédit Photo Fenriss Asgard
avant de partager les derniers ragots et discussions à la mode!

Crédit Photo Fenriss Asgard
Sans oublier d’immortaliser ce moment…

Crédit Photo Fenriss Asgard

Crédit Photo Fenriss Asgard

Crédit Photo Elisabeth Rousselet
Puis nous avons été goûter chez Angelina, faisant encore une fois l’attraction du moment

Les délices du chocolat dit l'Africain...

...fait des heureuses parmis les gourmandes!
Après une AG un peu fraiche (nous avons du la faire faute de place, dans les jardins du Palais Royal), certains courageux ( ou inconscients!) se sont mis en route pour retrouver les participants des “Lundis de l’Impératrice”, bal informel organisé par l’association Carnet de Bal.
Pour que cette journée reste dans les mémoires, voici le l’album de Fenriss composé des photos du restaurant puis de la visite de l’Opéra, ou encore pour plus d’information sur le déroulement et l’organisation de cette sortie, l’article d’Olia i Klod.
J’éditerais l’article dès que d’autres photos seront disponibles