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Archive for mars 2011

Bon hop je vais tenter de mettre petit à petit à jour, une fiche de présentation de mes différents costumes réalisés à ce jour.

Commençons par le plus imaginaire/Fantaisie, une costume de la Mort inspiré par l’esthétique des mangas, et réalisé à l’occasion d’une double soirée costumé « M ou P » et « Gentils contres Méchants »

Mon idée de base était de porter quelque chose que j’avais déjà de prêt dans le placard, un kimono traditionnel [un houmongi, c’est à dire un kimono formel de visite] pour devenir le temps d’une soirée une Maiko.

Puis il s’est avéré que j’avais aussi une autre soirée, le même soir, un peu plus tard dont cette fois ci le thème est: le bien et le mal, les clichées manichéens. Donc a germé, l’idée d’un costume reprenant les kimonos, et commençant par M et représentant le mal!

Les kimonos ne seront pas fermées par un obi [trop difficile a bien fixer artistiquement pour une occidentale et peu résistant a la danse] mais par mon corset underbust en cuir noir.

Croquis du projet

Croquis de la structure / cage

En fait il y a 3 types de représentation de la Mort [en restant dans l’optique japonaise]
– la déesse Izanami celle qui créa avec son époux Izanagi, le Japon et les dieux du folklore mythologique, qui va mourir et prendre position de déesse des morts
– Dans la culture populaire, la mort est représentée sous les traits d’Enma [indifféremment femme ou homme, mais toujours tres beau, il s’agit de l’équivalent d’Hades] L’histoire veut qu’elle porte une lanterne pour guider les âmes vers elle
– Il existe d’autres représentations de la mort, les shinigamis, qui ressemblent à la mort occidentale [faucheuse] courants dans l’art du Japon moderne, et totalement absents dans la mythologie traditionnelle.

Au final on peut dire que ce costume est un mix entre les deux dernières représentations!

Le plus dur dans ce projet était de réaliser la « cage », de manière à ce que cette dernière soit suffisamment solide, que je puisse danser avec et que cela reste confortable (à porter de 19h à 6h du matin!)

Alors tout d’abord couper un morceau de fil métallique de la longueur souhaité [du gros fil de 2,5mm de diamètre], puis couper l’enveloppe de mousse [pour cela on achète un tapis de sol, en mousse pour une somme modique dans un grand magasin de sport]
Ensuite fixer la mousse autour du fil avec du gros chatterton.

Une fois que c’est fait, fixer les éléments qui ont une forme spéciale [ici la pointe]
Puis enrouler tout autour de l’adhésif plus fin [j’ai pris de l’isolant électrique car c’est très souple, a un bel aspect et surtout est déjà noir]
On peut faire une variante en collant la mousse a la néoprène, puis en badigeonnant du latex et de la peinture [plus long, et surtout long a sécher]

Voila le résultat, ensuite il suffit de donner la forme que l’on veut en tordant un peu.

Une fois que l’on a réalisé le nombre de branches souhaité, il faut les assembler pour obtenir la forme d’une jupe, en corolle de manière a ce que le poids soit bien réparti

Et voilà comment le costume à été réalisé!

La mort à la recherche d'une âme...

Prête à frapper...

Je l'ai eu...!

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Une fois n’est pas coutume,  je ne vais pas vous présenter une sortie en costume historique, mais une petite mascarade qui s’est joué aujourd’hui parmi les étudiants d’Histoire de l’Art  de Paris I.

Tout à débuté il y a un peu plus d’une semaine lorsque D. à dit à C. qu’il s’était acheté un nouveau masque vénitien, une bautta.  C. joueuse  a alors demandé à D. si il serait capable de venir à un cours avec ce masque… et le pari était fait et il a engendré les évènements d’aujourd’hui!

La semaine dernière juste avant notre cours sur l’Art à la cours de France sous Catherine de Médicis, D. me demande si je prévoit de faire quelque chose pour mardi-gras, et à partir de là nous décidons de marquer le coup et de venir en costumes et masques lors du prochain cours, sachant que par une bien heureuse coïncidence, nous aurions pendant la pause déjeuner un conférence sur le costume dans les portraits princiers de la Renaissance!

Et donc en ce matin de Mardi-Gras, je me suis revêtue de mon Pierrot,  masque et chapeau rivés sur la tête… pour retrouvez d’autres étudiants qui avait aussi prévu de se costumer/déguiser pour la fin du Carnaval

 

 


 

 

 

 

 

 

 

Ce n’était pas Venise,  et cela à surpris une partie des étudiants, mais l’important c’est de s’être bien amusés! Même certains de nos professeurs, ravis, en ont profité pour prendre des photos.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voilà pour aujourd’hui où j’ai eu le plaisir de porter un ensemble très « moderne » puisque le haut historique du Pierrot était mixé avec un short et des bottes d’aventurières!

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Le projet de reconstitution d’après le Journal des Demoiselles est fini (depuis pratiquement un mois, mais honte à moi, entre les cours et la préparation de mon concours je n’ai plus de temps!) On peut dire que ce projet à été de longue haleine, 1 jupe, 1 traine, 2 vestes, des mètres de plis, et des centaines de fleurs en soie…

La jupe a été réalisée la première, sans patron et en adaptant le modèle de la gravure, car je n’avais pas assez de taffetas de soie broché pour réaliser la jupe complète en plis couchés, donc seul le centre de la jupe a été réalisé puis monté sur une jupe support en coton blanc.

 

Centre de la jupe de tournure, taffetas de soie broché et mousseline de soie

Le reste de la jupe support est caché par la ‘sur-jupe’ en tissus imprimé gris, qui s’ouvre sur les plis, le raccord étant effectue par la mousseline de soie brodée et les applications de fleurs de soie.

 

Jupe finie, avec décoration de fleurs et feuilles en soie

Détail des fleurs et feuilles en soie, Maison Chanet à Paris

La traine (non finie à ce jour, car je souhaite y intégrer une balayeuse en coton amovible pour pouvoir la porter sans trop la salir) fait 3m de long et l’extrémité est coupé en arc de cercle pour obtenir une traine en « queue de poisson ». La décoration de cette traine est faite grâce aux 20m de ruban de satin plissés, un vrai défi puisqu’il est cousu entièrement à la main!

 

Le bas de tournure, devant avec la traine

 

Le bas de tournure, arrière avec la traine

 

Les fameux 20m de ruban de satin, pour 7,5m de plis

 

 

Quand à la veste, elle a été réalisée d’après le patron TV 422 (légèrement modifié). La veste de jour se ferme par crochet et cette fermeture est rendue invisible par le cache décoratif qui simule une fermeture par boutonnage.  Et les chaussures!

La première version a été porte pour la première fois lors de la « Journée Tournure » du 22 janvier, en version de jour pour la réception, c’est à dire avec la veste à manche longues, décolletée court en forme de diamant, avec la traine.

 

Avant l'Opéra, déjeuner chez Mollard

 

Balcon de l'Opéra

 

Balcon de l'Opéra II

La traine dans le Grand Escalier

Jeux de miroir en couple

Jeux de miroir en couple II

Puis en version de visite lors du GN Highlands 1879, sans la traine, et en rajoutant un gros nœud de taffetas de soie à deux boucles sur la queue de la veste. Un chemisier col haut avec jabot de dentelle prévenait du froid de ce week-end de la fin janvier, qui ne nous a pas épargné dans les grandes salles du château de Denonville.

 

Crédit Photo Joram

Crédit Photo Joram

Un séance photo est prévu d’ici le mois de juin pour avoir de belles présentations de mes costumes, j’éditerais donc l’article dès que de nouvelles photographies seront disponibles

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