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Posts Tagged ‘ministere des modes’

Après pratiquement 1 an de pause sur ce projet de gilet brodé, je l’ai repris mi-juillet à l’occasion d’une sortie impromptue organisée par le Ministère des Modes à Maisons-Laffitte le 27 juillet dernier.

Gilet brodé avant

Gilet brodé avant

Gilet brodé dos

Gilet brodé dos

Détail broderies et boutons

Détail broderies et boutons

Originellement prévu pour une femme (moi-même, dans l’optique de faire un travestissement), j’ai repris le dos en le piéçiant car il ne me restait que des chutes de ce coton bronze.
J’ai enlevé toutes les perles de verre, qui finalement avec le recul me paraissait cheap, et ai rajouté un semis de petites fleurs pour remplir un peu plus le devant de ce gilet.

Piéçage du dos (vue extérieure)

Piéçage du dos (vue extérieure)

Détail des assemblages intérieurs

Détail des assemblages intérieurs

Semis de fleur et rabat de poches (des vrais poches!)

Semis de fleurs et rabat de poches (des vraies poches!)

Et en plus, ce gilet peut rentrer dans le challenge HSF #16  Separate, car il est en effet portable avec plusieurs types de tenues, pour cette sortie, il était porté avec une culotte de peau et des bottes, car l’absence de frac aurait été ridicule avec un culotte de soie et des bas!

Au final je reste assez mécontente du tissu qui en plus d’être d’une couleur très spéciale, est un mélange soie/synthétique assez bizarre. Mais bon comme on m’a fait remarquer qu’on ne jetait pas plus de 60h de travail à la poubelle, je me dit que je ferrais bien mieux la prochaine fois! Puisque la couture historique est une passion ou l’on apprend de ses erreurs à chaque costume fini!

Et voici le gilet porté en situation lors de la trop courte après-midi à Maisons-Laffitte

crédit photo Luc Morel

crédit photo Luc Morel

crédit photo Sergio web

crédit photo Sergio web

The Challenge: #16  Separates

Fabric: Bronze Silk/Syntetic Taffeta, Bronze cotton

Pattern: Originally I use the waistcoat pattern RH 809 of Reconstructing History, with my modifications

Year: Late 18th Century

Notions: cotton embroidery thread, silk embroidery thread, embroidery hoop, cotton thread

How historically accurate is it? It’s accurate enough for my purposes.  Entirely  hand gathered and hand sewn on.  I have piecing my lining and used techniques of old sewing (found in Costume close up, you can find an article on this on Heileen blog). Embroidery is made ​​entirely by hand, exept the fine edge that was purchased at the fabric store, wich is placed with  small dots

Hours to complete: I didn’t track.  More than 50 hours for the embroidery, and I should say 10 for the gathering and all the finitions. UFO, started last year and finished for July 27 (re-started July 15)

First worn: In Maisons-Laffitte, 27 july

Total cost:  30€ for the fabric (the lining of the waistcoat was fell from my bronze  1792 « rideau dress »), 15€ for all the thread, and 5€ to cover the buttons in a shop

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Le dernier week-end de février, le Ministère des Modes (dont je fait partie du Bureau) organisait une petite sortie plaisir à l’Abbaye des Vaux-de-Cernay dans la vallée de Chevreuse.

Étant ce jour là, responsable de la coordination, j’ai jugé plus simple de porter une tenue pratique, je suis partie de mon haut 1892, et j’ai eu la chance de trouver un coupon à St Pierre dans la même couleur (pourtant à priori j’aurais plutôt pensé que cela allait me prendre des heures, mais en 15 min c’était plié ^^). Je n’ai donc eu à ne faire qu’une simple jupe « 1900’s « .

Mon habit de « gouvernante », en tout cas de domestique d’une famille « riche » (et oui le haut est en taffetas de soie),  était ainsi tout trouvé!
J’ai rajouté quelques accessoires anciens ; chemisier, bonnet, tablier, qui donnent ainsi toute sa signification à l’ensemble.

Pour me protéger du froid, pour rappel ce jour là il neigeait, j’ai trouvé dans mon placard une cape en laine à motifs de tartan (d’une grande chaine de prêt à porter moderne ), un col de fourrure plus loin, me voilà prête à affronter le blizzard…

Crédit photo Luc Morel

Crédit photo Luc Morel

Crédit photo Émilie Le Lann

Crédit photo Émilie Le Lann

Crédit photo Émilie Le Lann

Crédit photo Émilie Le Lann

Crédit photo Luc Morel

Crédit photo Luc Morel

Crédit photo Luc Morel

Crédit photo Luc Morel

Just the Facts:

The Challenge:  Challenge #5: Peasants and Pioneers, a skirt to wear with my vintage 1892 silk jacket.
Fabric: Unknown (but I think it’s  acetate)
Pattern:  None
 Year: Early 1900′s…I hope.
Notions: None
How historically accurate is it? The pattern of the skirt is accurate, but the fabric is synthetic (perfect for cleaning easily the skirt whose bottom was dirty with the snow).
The jacket is an original from 1892, and all the accessories (bonnet, apron, blouse)  are also vintage.
Hours to complete:  2 hours
First worn: 24 february at Abbaye des Vaux-de-Cernay
Total cost: 6€ for the 3 meters of fabric

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A croire que la fin du monde programmé pour ce vendredi donne des idées de rétrospectives ^^ …c’est l’heure des bilans de fin d’année sur les blogs des couturières/costumières et je me prête à mon tour à l’exercice !

Cette année, j’ai « cousu » :

–          Finit mon blanc corset XVIIIe

–          Refait une série de sous-vêtements XVIIIe (chemise, cul de paris, jupons)

–          Une robe de Belle (Beauty and the Beast) pour une commande

–          Une coiffe à la Eurydice pour l’anglaise couleur de feu

–          Une anglaise en coton à fines rayures ivoire et marron

–          Une « robe fourreau » XVIIIe en coton et soie blanche

–          Une tenue de jour bleu pale 1899 pour jeune fille et son chapeau assorti

–          Un pierrot en coton blanc et soie

–          Une tenue de bain 1900

–          Commencé (et pas du tout finit ^^…) un costume masculin fin XVIIIe, adapté pour être porté par une jeune femme, et jusqu’à présent je totalise pas loin de 40h de travail sur le seul gilet brodé

–          Une robe Directoire vert bronze

–          Une robe à la Turque en soie bleu nuit

–          Une tenue Ottomane Grecque XVIIIe

–          Un costume de vampire homme pour une commande

–          Une tournure de bal 1885 vert pomme et noire

–          Une tenue XIIe  (cotte et bliaud)

–          Et je suis en train de finir pour le 22 décembre une nouvelle cape fourré avec un manchon assorti

D’autre part  j’ai augmenté ma collection de vêtements et accessoires anciens, refait des fauteuils lors de mon stage dans la boutique de Fanny, coiffé des perruques, réappris à marcher avec des talons et à passer outre des cicatrices disgracieuses, passé de longues heures à chiner, réussi à convaincre une amie à se lancer dans le costume « histo », cousu dans le train sous le regard interrogatif des gens…

Et beaucoup pesté dans la rédaction de mon mémoire, qui n’est pas encore achevé … malgré le fait que le sujet soit très proche de ce que je vous fait découvrir sur le blog !

On arrive donc à plus d’une 15aine de projets finis, d’autres encore en cours… et évidement encore et toujours de nouveaux en perspective !

Et j’ajoute que cette année encore j’ai rencontré plein de personnes merveilleuses, et j’espère pouvoir continuer à prendre autant de plaisir à faire costumes et sorties!

Voilà! Tout en sachant que promis je vais essayer de mettre à jour les projets passés en faisant de nouveaux articles sur le blog!

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Je participe à une sortie Belle-Époque « Le Bain 1900 » à Trouville organisée par le Ministère des Modes,le 9 septembre.
J’y mettrai bien sûr une robe de plage, et pour la fin d’après-midi ma tenue 1905 bleu pale (pour laquelle il faut que je fasse un post… comme elle a été étrennée pour le prix de Diane)

Mais j’ai prévu en plus des tenues de plage/jour de me faire un maillot de bain car je ne peux pas décemment aller au bord de la mer et ne pas me baigner, et ce même si l’eau n’est qu’à 18°!

Baigneurs à Deauville, France, 1919. Bibliothèque Nationale de France

En France, la mode des bains de mer s’implante d’abord sur la Côte d’Albâtre à Dieppe, en 1812, où la duchesse du Berryaime à se rendre. Trouville, sur la Côte Fleurie, bénéficie d’une correspondance régulière avec les trains de Paris et se développe à partir de 1847. La station balnéaire de Cabourg est fondée par Durand Morimbeau en 1853, Houlgate par Victor Deslise en 1854 et Villers-sur-Mer par Félix Pigeory en 1856. Les aristocrates britanniques établissent leurs lieux de villégiature dans différentes régions et font construisent de somptueuses villas sur les côtes françaises. Ainsi la station de Dinard en Bretagne, La Baule sur le littoral atlantique des Pays de la Loire, Arcachon en Aquitaine et son établissement de bains de mer fondé en 1823. Napoléon III et l’impératrice Eugénie, gagné par la vogue des bains de mer, font construire un palais à Biarritz qui, dès lors, devient la station des têtes couronnées de toute l’Europe. A la Belle Epoque, certaines de ces destinations sont délaissées au profit de la Côte d’Azur. La station du Touquet, créée en 1894 par le Français Jean-Baptiste Daloz (1800-1885) et le Britannique John Whitley, reste la station de l’élégance jusque dans les années 1930.  Deux siècles de vacances à la mer

Les bains de mer furent d’abord thérapeutique  comme les cures thermales en montagne, puis l’immersion thérapeutique dans l’eau de mer devint un plaisir mondain pour l’aristocratie recherchant les bienfaits de l’eau de mer ainsi que pour la beauté des paysages marins. Par la suite si la mode n’est pas encore au bain de soleil, la pratique de la nage se répand. Le bain de soleil, sous l’influence américaine arrive dans les années 1920 sur nos cotes, le développement du réseau ferré et la création des congés payés mettent en place la popularité des bains de mer et c’est alors que les plaisirs de la plage vont être associés aux vacances.

L’histoire du maillot de bain suit cette évolution, d’abord la tenue de bain est une copie à peine moins couvrante que les vêtements quotidiens, la natation et le bronzage n’étant pas de mise, peu à peu la plage libère le corps et le maillot de bain devient de plus en plus court et collant, souvent rayé de bleu de blanc, il donne de plus en plus de liberté de mouvement et de surface au soleil ; il deviendra avec les progrès textiles une seconde peau… de plus en plus moulante et minuscule.

L’évolution du maillot de bain au cours du siècle

Concours d’essorage de maillots. Entre 1900 et 1905. Bibliothèque du Congrès

Règles concernant la longueur des maillots de bain. 1922. Bibliothèque du Congrès

Maillots de Bain Belle Époque

Vers 1900, le maillot de bain, souvent rayé, commence à devenir un objet magnifiant le corps féminin, en le révélant de plus en plus….c’est ce que promettent les nombreux photo-montages de charme…

L’union fait la force…

Le Peignoir

Pour en revenir à mon maillot de bain, j’ai choisi de faire ce dernier en tissu ivoire, décoré de bandes de velours noires, d’après ce modèle (à droite), à la seule différence que les décoration au niveau de la poitrine seront en V et non horizontales.

Maillots de bain 1900

A la prochaine fois pour un post montrant le maillot de bain une fois fini!

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Le Ministère des Modes tenait  pour la deuxième année consécutive,  son assemblée générale et,  le thème retenu pour 2011, pour éviter l’encombrement ( peu adapté aux contraintes modernes) des robes à paniers et autres crinolines,  était  l’époque des tournures  de 1870 à 1895.

C’est donc avec surprise que les passants vers la Gare St Lazare ont pu observer un cortège de tournures avec de nombreux chapeaux plus beaux les uns que les autres pour les dames et fracs, haut de forme et cannes pour les hommes

Crédit Photo Fenriss Asgard

Crédit Photo Fenriss Asgard

La journée débutait par un repas à la Brasserie Mollard, la célèbre brasserie dont le décors 1895 offrait un magnifique cadre pour nos costumes.

C’est une brasserie presque comme les autres, vu de l’extérieur le restaurant ressemble à ses confrères de la rue Saint-Lazare et pourtant derrière la lourde porte de l’établissement se cache un décors Art Nouveau d’une finesse rare. Le décors réalisé en 1895 par E.Niermans et l’essentiel a été préservé. … restauré en 1965 et classé aux Monument historiques depuis 1987.


Phénomène courant à cette époque, les brasseries, auparavant obscure et sans gaieté, deviennent de véritables joyaux architecturaux.

Ainsi, à une date où l’Art Nouveau n’existait à Paris que sous des formes modestes et encore très discrètes, Edouard Niermans proposa, dans le restaurant de la rue Saint-Lazare, une atmosphère festive, colorée, tout en lui gardant une certaine légèreté, sans les ornements plus lourds et plus ostentatoires qui allaient bientôt faire le succès d’établissements plus authentiquement Art Nouveau. Mais, grâce à ses panneaux de faïence, fabriqués dans une Lorraine déjà très en avance dans le domaine des arts décoratifs, nous y sommes assurés du style volontairement audacieux que l’architecte chercha à imposer, et dont le charme, plus d’un siècle plus tard, ne s’est pas émoussé. Il ne semble pas qu’on en ait conservé des dessins et les photographies d’époque sont fort rares. Mais sa date précoce en fait, très certainement, le plus ancien décor Art Nouveau conservé à Paris.

Le reste du restaurant, en marbres de couleur, bois de teck et bronze

 

 

Les mosaïques du plafond réalisées par H. Bichi en 1895

 

Mollard a ainsi retrouvé son cadre et son décor historique fait de tons vert d’eau, bleu roi, dorés, de marbres beiges et marrons sur les grandes colonnes et tout autour des mosaïques anciennes.

Les murs sont ornés de marbre et de mosaïques figuratives qui représentent des végétaux et des poissons, des cabochons de pâte de verre sont incrustés sur fond d’or, tels de véritables bijoux. Les panneaux de céramique de Sarreguemines y révèlent des bribes d’histoire du début du XXe siècle, ayant pour thème la vie autour de la gare Saint-Lazare, les liaisons ferroviaires vers Deauville, Saint-Germain-en-Laye,ville d’Avray ainsi que plus métaphoriquement, deux femmes en costume traditionnel représentant l’Alsace et la Lorraine, inévitables en ces années 1895.

Nous nous sommes donc retrouvés autour d’un excellent repas, et avons pu nous régaler des spécialités de Mollard…

Crédit Photo Fenriss Asgard

Crédit Photo Fenriss Asgard

Crédit Photo Fenriss Asgard

J’ai pu apprécier la finesse des plats proposés, qui fait honneur à la qualité des fruits de mer et poissons de la carte.

Puis le journée continuait par une visite de l’Opéra Garnier,

« Chef d’œuvre architectural connu dans le monde entier, le Palais Garnier est la treizième salle d’Opéra à Paris depuis la fondation de cette institution par Louis XIV en 1669. Sa construction fut décidée par Napoléon III dans le cadre des grands travaux de rénovation de la capitale menés à bien sur son ordre par le baron Haussmann. L’Opéra fut mis au concours et Charles Garnier remporta l’épreuve. Les travaux durèrent quinze ans, de 1860 à 1875, interrompus par de nombreuses péripéties. Le Palais Garnier fut inauguré le 5 janvier 1875. »

Crédit Photo Fenriss Asgard

Crédit Photo Fenriss Asgard

Crédit Photo Fenriss Asgard

Crédit Photo Fenriss Asgard

« La nef du grand escalier est un des lieux les plus célèbres du Palais Garnier. Bâtie en marbres de différentes couleurs, elle abrite les degrés de l’escalier à double révolution qui mène aux foyers et aux différents étages de la salle de spectacle.
Le grand escalier est lui aussi un théâtre, théâtre mondain où se croisait au temps des crinolines un public choisi. Le plafond peint évoque, sur ses quatre parties, différentes allégories de la musique. On remarque, en bas de l’escalier, les deux torchères en bronze, grandes figures de femmes tenant des bouquets de lumière.
»

où tout le monde fut attentif aux explications de la guide,

Crédit Photo Fenriss Asgard

avant de partager les derniers ragots et discussions à la mode!

Crédit Photo Fenriss Asgard

Sans oublier d’immortaliser ce moment…

Crédit Photo Fenriss Asgard

Crédit Photo Fenriss Asgard

Crédit Photo Elisabeth Rousselet

Puis nous avons été goûter chez Angelina, faisant encore une fois l’attraction du moment

 

Les délices du chocolat dit l'Africain...

...fait des heureuses parmis les gourmandes!

Après une AG un peu fraiche (nous avons du la faire faute de place, dans les jardins du Palais Royal), certains courageux ( ou inconscients!) se sont mis en route pour retrouver les participants des  « Lundis de l’Impératrice », bal informel organisé par l’association Carnet de Bal.

Pour que cette journée reste dans les mémoires, voici le l’album de Fenriss composé des photos du restaurant puis de la visite de l’Opéra, ou encore pour plus d’information sur le déroulement et l’organisation de cette sortie, l’article d’Olia i Klod.

J’éditerais l’article dès que d’autres photos seront disponibles

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